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Derrière ton silence
1998
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J'ai pris un enfant dans mes bras
Pour lui raconter une histoire
Celle de la terre, de ses combats
Lui semblait presque dérisoire
"Mon enfant, derrière ton silence
Je vois se profiler la peur
Quand tu auras quitté l'enfance
Iras-tu vers des jours meilleurs?"
Il se blottissait dans mes bras
Et me tenait très fort la main
"Pourquoi les hommes ne s'aiment-ils pas
Puisqu'ils vont vers le même chemin?"
"Mon enfant, derrière ton silence
Sache ériger des jours meilleurs
Crée en toi un amour immense
Apprends à écouter ton cœur"
Il regardait autour de lui
Assailli par trop de questions
"Comment moi qui suis si petit
Puis-je survivre à mes illusions?"
"Mon enfant, l'éclat de l'enfance
Est lui-même un bouquet de fleurs
Il est ton fruit et ta semence
Il ne provient jamais d'ailleurs"
Et j'ai vu au fond de ses yeux
L'étincelle d'un nouvel espoir
Il comprit que pour être heureux
Il faut écrire sa propre histoire
"Mon enfant, reconnais ta chance
Et fonce au-delà de la peur
La vie est un jeu de patience
Sois l'artisan de ton bonheur
"Car tu es enfant de Lumière
Et le seul maître de ta vie
Sache bien ensemencer ta terre
Tu en récolteras les fruits"
J'ai pris un enfant dans mes bras
Qui saura insuffler l'espoir
L'amour qui fut ses premiers pas
Aura rédigé son histoire
Marie-Phé Caron- 1998
(chanson)
Tous droits réservés

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Douce Nature
2003
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Précieuse amie, tendre complice
Mère nourricière de mon bonheur
Chaleur de vie, consolatrice
Des moments gris frôlant mon cœur
Je t'aime pour tout ce que tu es
Pour ta douceur et ta puissance
Rien ne m'inspire plus de respect
Que faire partie de ta conscience
Je t'aime pour les instants d'hier
Où tu as essuyé mes larmes
En faisant fleurir les déserts
Qui brûlaient la terre de mon âme
Assise au milieu de ta vie
Je grandissais dans ton miroir
Et je cueillais cent fois tes fruits
Dans le jardin de ton histoire
Je t'aime pour la sérénité
Que tu as déposée en moi
Même quand la violence aiguisée
Me lacérait jusqu'à l'effroi
Tu m'as fait don de ta présence
Alors que seule et démunie
Je combattais mon impuissance
Pour apprendre à écrire ma vie
J'étais petite, j'étais enfant
Mais tu as su me reconnaître
Et m'enseigner qu'avec le temps
Chacun devient son propre maître
Merci pour ta fidélité
Et ton amour sans condition
Je t'aime de m'avoir tant donné
Sans préjugés et sans questions
Précieuse amie, tendre nourrice
Puisse l'être humain te respecter
Et ne jamais se faire complice
De ceux qui cherchent à te tuer
Marie-Phé Caron - 2003
Tous droits réservés

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L'ange-enfant
1998
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Loin de son corps, de ses souffrances
Un ange-enfant s'en est allé
Pour échapper au vide immense
Dont il n'a pu se protéger
Son cœur ne savait pas nager
Dans les eaux troubles de la vie
Qui, de sa mère, l'avait privé
Alors qu'il était tout petit
Il était beau cet ange-enfant
Qui n'a jamais connu l'été
Il savait apaiser le vent
Et écouter les fleurs chanter
Il disait que pour être heureux
Il faut aimer sans préjugés
Et offrir un coin de ciel bleu
À ceux qui sont abandonnés
On a creusé de l'intérieur
La fosse où il est enfermé
Car on a tailladé son cœur
Pour en dérober la beauté
Il disait qu'un jour la Lumière
Viendrait enfin le réchauffer
Et le sortir de la misère
Dont il se sentait prisonnier
La veille de son anniversaire
Il a dit : "Je vais m'en aller
Pour découvrir un univers
Que je n'avais pas soupçonné"
Sur le lit témoin de sa mort
Gisait l'ange-enfant oublié
Et tout près de son petit corps
Ces mots, sur un bout de papier
"Je vais retrouver ma maman
Quelque part dans l'éternité
Je n'ai plus peur de l'océan
Rien ne pourra plus m'y noyer"
Marie-Phé Caron - 1998
Tous droits réservés

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On pourrait tous, si on voulait
Chanson
1998 |
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On pourrait tous changer le monde
Si chacun de nous s'y mettait
Si l'on y croyait une seconde
On pourrait recréer la paix
Si l'on pouvait aimer la Terre
Sans penser qu'elle nous appartient
Elle sortirait de sa misère
Et renaîtrait entre nos mains
On pourrait tous s'armer d'amour
Pour crier plus fort que les guerres
Transformer ce qui nous entoure
En un chaud rayon de lumière
Si l'on pouvait faire le silence
Sur le mépris, les préjugés
On abolirait la souffrance
Par la seule force de nos pensées
On pourrait tous semer l'espoir
Et s'enrichir d'autres valeurs
Voir nos visages dans un miroir
Non déformé par la fureur
Si l'on voulait seul'ment grandir
Pour comprendre où est l'illusion
On pourrait mieux se définir
Et ne plus perdre la raison
On pourrait tous changer le monde
Si chacun de nous y croyait
Si l'on entrait tous dans la ronde
On pourrait retrouver la paix
Marie-Phé Caron - Tous droits réservés
Chanson
1998

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